Ransomware en TPE : le scénario type, heure par heure
Comment une attaque se déroule concrètement dans une petite structure, et les trois points où elle aurait pu être arrêtée.
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Les attaques par rançongiciel ne visent pas que les grandes entreprises : les petites structures sont des cibles plus faciles, et les attaquants automatisent. Voici le déroulé type.
Jour J moins 20 : l'entrée
Un email d'apparence banale, une pièce jointe ouverte, ou un accès distant laissé ouvert avec un mot de passe faible. L'attaquant entre et ne fait rien de visible.
Point d'arrêt manqué : l'authentification multifacteur. Un mot de passe volé sans second facteur suffit à entrer.
Jour J moins 15 : la reconnaissance
L'attaquant cartographie le réseau, repère les partages, identifie les sauvegardes. C'est la phase la plus longue et la plus silencieuse.
Point d'arrêt manqué : la supervision. Des connexions inhabituelles à des heures inhabituelles se voient, quand quelqu'un regarde.
Jour J moins 2 : la destruction des sauvegardes
C'est l'étape décisive. Les sauvegardes accessibles depuis le réseau sont chiffrées ou effacées en premier, précisément pour vous priver de porte de sortie.
Point d'arrêt manqué : une sauvegarde hors ligne. Un stockage objet séparé, non monté sur le réseau, survit à cette étape.
Jour J : le chiffrement
Un vendredi soir, en général. Tout est chiffré en quelques heures, la demande de rançon s'affiche au lundi matin.
Ce qui se passe ensuite
Sans sauvegarde saine, les options sont mauvaises : payer sans garantie, ou tout reconstruire. Avec une sauvegarde hors ligne testée, on isole, on nettoie et on restaure. Le sinistre devient une journée d'arrêt au lieu d'une fermeture.
Le coût comparé
La prévention tient en trois lignes : MFA à 260 €, sauvegarde externalisée à 190 € plus 4 € par mois et 100 Go, supervision à 35 € par mois. La décontamination après incident est à 190 €, et elle ne rend pas les données perdues.